Investir en loi Malraux
La loi Malraux a pour objectif de préserver et de valoriser le patrimoine architectural et culturel de notre pays, en permettant aux propriétaires de biens immobiliers en zone sauvegardée de bénéficier de réduction d’impôt pour la restauration et la valorisation de leurs biens.

Investir en loi Malraux permet de conjuguer réduction d'impôt sur le revenu et acquisition d'un bien immobilier de caractère en centre-ville historique. Le mécanisme repose sur la restauration complète d'immeubles situés dans des Sites Patrimoniaux Remarquables (SPR), sous la supervision d'un Architecte des Bâtiments de France.
La réduction d'impôt atteint 22% à 30% du montant des travaux, dans la limite de 400 000 € sur quatre ans, soit une économie fiscale maximale de 120 000 €. Atout majeur : ce dispositif échappe au plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € par an. Parmi les différentes stratégies pour comment investir dans l'immobilier, la loi Malraux se distingue par la puissance de son avantage fiscal et la qualité patrimoniale des biens concernés.
Qu'est-ce que la loi Malraux ?
La loi Malraux est un dispositif fiscal de réduction d'impôt destiné à encourager la restauration d'immeubles anciens situés dans des zones protégées du patrimoine architectural français. Codifiée à l'article 199 tervicies du code général des impôts (CGI), elle trouve son origine dans la loi n° 62-903 du 4 août 1962, portée par André Malraux, alors ministre de la Culture.
Le principe : un contribuable acquiert un immeuble ancien nécessitant une restauration complète dans un secteur protégé, engage des travaux encadrés par un Architecte des Bâtiments de France (ABF), puis met le bien en location. En contrepartie, une fraction du coût des travaux vient directement réduire l'impôt sur le revenu.
Distinction essentielle : la loi Malraux ne concerne pas les immeubles classés ou inscrits au titre des Monuments Historiques. Ces derniers relèvent d'un régime fiscal distinct (déduction du revenu global, sans plafond). La loi Malraux cible exclusivement les immeubles situés dans des Sites Patrimoniaux Remarquables (SPR), un périmètre défini par la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine (loi LCAP).
Le dispositif s'adresse en priorité aux contribuables supportant une imposition annuelle significative, généralement à partir de 10 000 à 15 000 € d'impôt sur le revenu. En dessous de ce seuil, la réduction risque de ne pas être pleinement utilisée, même avec le mécanisme de report.
Fonctionnement de l'avantage fiscal en loi Malraux
Taux de réduction selon la zone
Le taux de la réduction d'impôt dépend du niveau de protection de la zone dans laquelle se situe l'immeuble :
- 30% du montant des travaux pour les immeubles situés dans un SPR couvert par un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) approuvé, dans un quartier ancien dégradé (QAD) ou dans un quartier conventionné au titre du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU)
- 22% du montant des travaux pour les immeubles situés dans un SPR couvert par un plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine (PVAP) approuvé, ou dont le programme de restauration a été déclaré d'utilité publique
La réduction se calcule sur les dépenses de travaux éligibles, et non sur le prix d'acquisition global du bien. Le foncier n'entre pas dans l'assiette de calcul.
Plafond et calcul de la réduction
Le plafond de dépenses retenu s'élève à 400 000 € sur une période de quatre années consécutives, à compter de la délivrance de l'autorisation d'urbanisme. La réduction maximale atteint donc :
- 120 000 € au taux de 30% (400 000 € × 30%)
- 88 000 € au taux de 22% (400 000 € × 22%)
La réduction s'impute sur l'impôt sur le revenu de l'année de paiement effectif des travaux. Si le montant de la réduction excède l'impôt dû, la fraction non utilisée est reportable pendant trois ans. Ce mécanisme permet d'étaler le bénéfice fiscal même lorsque l'impôt annuel est inférieur à la réduction théorique.
Un dispositif hors plafonnement des niches fiscales
Depuis le 1er janvier 2013, la réduction d'impôt Malraux n'entre plus dans le plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € par an (article 200-0 A du CGI). Cette exclusion constitue un avantage déterminant : la réduction Malraux se cumule intégralement avec d'autres avantages fiscaux plafonnés (emploi à domicile, garde d'enfants, investissements outre-mer dans la limite de leur propre plafond).
Conditions pour bénéficier de la loi Malraux
Conditions liées au bien
L'immeuble doit être situé dans un Site Patrimonial Remarquable (SPR). Les SPR ont remplacé les anciens secteurs sauvegardés, les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) et les aires de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP), à la suite de la loi LCAP n° 2016-925 du 7 juillet 2016.
Quatre catégories de zones ouvrent droit à la réduction :
- SPR avec PSMV approuvé ou mis à l'étude (taux 30%) : concerne les centres historiques les plus protégés. Exemples : secteurs sauvegardés de Bordeaux, Lyon, Avignon, Bayonne, Sarlat
- SPR avec PVAP approuvé ou programme déclaré d'utilité publique (taux 22%) : périmètres patrimoniaux plus étendus, encadrement architectural plus souple
- Quartiers anciens dégradés (QAD) (taux 30%) : zones identifiées par arrêté comme présentant une concentration élevée d'habitat indigne ou dégradé
- Quartiers conventionnés NPNRU (taux 30%) : périmètres couverts par une convention de renouvellement urbain signée avec l'ANRU
La distinction entre ces zones détermine directement le taux applicable. Avant tout investissement, vérifier le classement exact de la commune et du secteur auprès de la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) ou de la mairie concernée.
Conditions liées aux travaux
Les travaux doivent porter sur une restauration complète de l'immeuble, sous le contrôle de l'ABF. Les dépenses éligibles comprennent :
- Réparation et entretien des parties communes et privatives
- Démolition imposée par l'autorité qui délivre le permis
- Restauration des toitures et des murs extérieurs
- Transformation en logement de locaux qui n'étaient pas destinés à l'habitation
- Aménagement de combles, greniers et parties communes en surfaces habitables
Le paiement des dépenses doit intervenir dans les trois ans suivant la délivrance du permis de construire (quatre ans en cas de prescription de fouilles archéologiques). Au-delà de ce délai, les dépenses ne sont plus éligibles à la réduction.
Conditions liées à la location
Le bien restauré doit être loué selon des modalités précises :
- Location nue (non meublée), à titre de résidence principale du locataire
- Durée minimale : 9 ans, à compter de la prise d'effet du bail
- Mise en location dans les 12 mois suivant l'achèvement des travaux
- Le locataire ne peut être un membre du foyer fiscal, un ascendant ou un descendant du propriétaire
Point notable : contrairement à d'autres dispositifs de défiscalisation immobilière, la loi Malraux n'impose aucun plafond de loyer ni de plafond de ressources du locataire. Les loyers sont fixés librement, au prix du marché local. Cette liberté constitue un avantage significatif par rapport aux anciens dispositifs zonés (type Pinel, supprimé fin 2024, ou Denormandie) où les plafonds de loyer pouvaient limiter la rentabilité dans les zones les plus recherchées.
En cas de non-respect de l'engagement de location (rupture anticipée, vacance prolongée, location meublée au lieu de nue), l'administration fiscale procède à la reprise de la réduction d'impôt obtenue. Les exceptions admises sont limitées : décès du contribuable, invalidité, licenciement ou expropriation du bien.
Avantages et limites d'un investissement en loi Malraux
Avantages fiscaux et patrimoniaux
- Réduction d'impôt puissante : jusqu'à 120 000 € sur quatre ans, un des montants les plus élevés parmi les dispositifs immobiliers en vigueur
- Hors plafonnement des niches fiscales : contrairement au LMNP plafonné ou au Denormandie, la réduction Malraux se cumule avec les autres avantages fiscaux
- Acquisition d'un bien de caractère en centre-ville historique, dans des quartiers préservés où le foncier est rare et la demande locative soutenue
- Valorisation patrimoniale à long terme : la rareté du bâti ancien restauré en secteur protégé soutient la valeur de revente
- Liberté locative : pas de plafond de loyer, ce qui peut générer une rentabilité locative supérieure à celle d'un dispositif comme investir en LMNP classique en zone tendue
Limites et points de vigilance
- Ticket d'entrée élevé : les programmes Malraux s'échelonnent généralement entre 150 000 et 600 000 € tout compris (foncier + travaux), selon la ville et la taille du lot
- Travaux encadrés par l'ABF : les exigences de restauration imposées par l'architecte des Bâtiments de France peuvent entraîner des surcoûts et des délais supplémentaires par rapport à une rénovation classique
- Liquidité limitée : un bien ancien restauré en secteur protégé constitue un actif de niche, dont la revente dépend d'un marché restreint
- Rentabilité locative nette modérée : le rapport entre les loyers perçus et le coût total d'acquisition (foncier + travaux) est souvent inférieur à celui d'un investissement locatif standard. Les loyers en centre historique sont attractifs mais le coût de restauration élevé pèse sur le rendement brut
- Réservé aux contribuables fortement imposés : la réduction ne peut excéder l'impôt dû. Pour un contribuable dont l'impôt annuel est de 8 000 €, une réduction théorique de 30 000 € ne génèrera qu'une économie effective de 8 000 € par an (le solde est reportable trois ans, mais l'avantage est partiellement perdu si l'impôt reste insuffisant)
- Engagement locatif de 9 ans : la durée de location obligatoire est plus longue que celle du déficit foncier (3 ans). En cas de rupture anticipée du bail sans relogement dans les 12 mois, la réduction d'impôt obtenue est reprise par l'administration fiscale
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Simulations d'investissement en loi Malraux
Chaque simulation repose sur des hypothèses simplifiées. Le montant réel de la réduction dépend du calendrier de paiement des travaux, de l'impôt effectivement dû chaque année et de l'éventuel recours au report triennal.
Simulation 1 : taux 30% en zone PSMV
Un contribuable au TMI de 41% (revenu fiscal de référence de l'ordre de 120 000 €, imposition annuelle d'environ 25 000 €) acquiert un bien à 350 000 € dans un SPR couvert par un PSMV, par exemple dans le centre historique de Bordeaux :
- Foncier : 100 000 €
- Travaux éligibles : 250 000 €
- Réduction d'impôt : 30% × 250 000 = 75 000 €, étalée sur 3 ans (25 000 €/an)
- Économie effective : 75 000 € intégralement utilisée (impôt annuel suffisant)
L'investisseur réduit son impôt d'environ un tiers pendant trois ans, tout en se constituant un patrimoine immobilier de caractère en centre-ville.
Simulation 2 : taux 22% en zone PVAP
Un contribuable au TMI de 30% (imposition annuelle d'environ 12 000 €) acquiert un bien à 250 000 € dans un SPR couvert par un PVAP :
- Foncier : 80 000 €
- Travaux éligibles : 170 000 €
- Réduction d'impôt : 22% × 170 000 = 37 400 €, étalée sur 3 ans (12 467 €/an)
- Économie effective : 36 000 € sur 3 ans (plafonnée par l'impôt dû), solde de 1 400 € reportable sur les trois années suivantes
Ce profil illustre un cas courant : la réduction annuelle (12 467 €) excède légèrement l'impôt dû (12 000 €). Le mécanisme de report absorbe le surplus, mais avec un horizon plus long.
Simulation 3 : plafond maximal
Un contribuable au TMI de 45% (imposition annuelle supérieure à 40 000 €) investit au plafond en zone PSMV :
- Travaux éligibles : 400 000 € (plafond sur 4 ans)
- Réduction d'impôt : 30% × 400 000 = 120 000 €, soit 30 000 €/an sur 4 ans
- Économie effective : 120 000 € intégralement absorbée par l'impôt dû
La réduction s'impute exclusivement sur l'impôt sur le revenu. Elle ne réduit pas les prélèvements sociaux sur les revenus fonciers (maintenus à 17.2% pour l'immobilier locatif en 2026).
Loi Malraux, Monuments Historiques ou déficit foncier : quel dispositif choisir ?
Trois dispositifs permettent de réduire la charge fiscale via l'immobilier ancien. Leur logique fiscale diffère fondamentalement.
Choisir la loi Malraux lorsque l'objectif principal est une réduction directe de l'impôt sur le revenu, avec un profil d'imposition compris entre les TMI de 30% et 45%. Le mécanisme de réduction est plus prévisible qu'une déduction, car il réduit l'impôt euro pour euro, indépendamment de la nature des autres revenus.
Privilégier les Monuments Historiques pour les contribuables au TMI de 45% disposant de revenus fonciers importants : la déduction sans plafond produit un effet fiscal plus puissant lorsque la tranche marginale est élevée. L'absence de plafond permet d'absorber des travaux de restauration de grande envergure, notamment sur les châteaux ou hôtels particuliers classés.
Opter pour le déficit foncier lorsque des revenus fonciers existants doivent être neutralisés fiscalement. Le plafond annuel de 10 700 € d'imputation sur le revenu global est modeste, mais le mécanisme fonctionne sans obligation de localisation en zone protégée et avec un engagement de location limité à 3 ans. Le surplus est reportable sur les revenus fonciers des 6 années suivantes.
Pour les investisseurs en quête de complémentarité patrimoniale, la stratégie d'investir en nue-propriété offre un levier différent : acquisition à prix décoté, absence de revenus fonciers pendant la période de démembrement, puis récupération de la pleine propriété sans fiscalité additionnelle.
Montages juridiques : VIR et ASL
Deux structures juridiques encadrent la plupart des opérations d'investissement en loi Malraux. Le choix du montage influe sur les garanties, les frais de notaire et le contrôle des travaux.
La Vente d'Immeuble à Rénover (VIR)
La VIR est le montage le plus fréquent. Elle fonctionne sur un principe comparable à la VEFA (vente en l'état futur d'achèvement) dans le neuf : le vendeur (promoteur) s'engage à réaliser les travaux de restauration, et l'acquéreur paie le prix au fur et à mesure de l'avancement.
Encadrée par l'article L.262-1 du code de la construction et de l'habitation, la VIR offre un cadre protecteur :
- Garantie financière d'achèvement : une banque ou un assureur garantit la finalisation des travaux
- Responsabilité décennale et biennale du vendeur sur les travaux réalisés
- Prix ferme et définitif fixé dès la signature
Contrepartie : les frais de notaire sont calculés sur le prix global (foncier + travaux), ce qui alourdit le coût initial. Sur un bien à 350 000 € (100 000 € de foncier + 250 000 € de travaux), les frais de notaire portent sur l'intégralité, soit environ 8% du montant total dans l'ancien.
L'Association Syndicale Libre (ASL)
L'ASL regroupe les copropriétaires d'un immeuble pour piloter collectivement les travaux de restauration. Ce montage concerne typiquement les petits immeubles de 5 à 20 lots.
- Les frais de notaire portent uniquement sur le foncier (et non sur les travaux), ce qui réduit sensiblement le coût d'entrée. Sur le même exemple à 350 000 €, les frais ne portent que sur les 100 000 € de foncier
- Les travaux sont financés par appels de fonds successifs auprès des membres de l'ASL, au rythme de l'avancement du chantier
- Le contrôle des travaux est assuré directement par les copropriétaires, avec une plus grande implication personnelle dans le suivi du chantier et les échanges avec l'ABF
En résumé : la VIR convient aux investisseurs recherchant la sécurité d'un cadre garanti. L'ASL intéresse ceux qui privilégient l'optimisation des frais et acceptent un engagement plus actif dans le suivi des travaux.
Origines et évolutions du dispositif Malraux
La loi Malraux est l'un des plus anciens dispositifs fiscaux français liés à l'immobilier. Son histoire reflète l'évolution de la politique de protection du patrimoine.
- 1962 : création du dispositif par la loi n° 62-903 du 4 août 1962, portée par André Malraux, ministre de la Culture sous la présidence de Charles de Gaulle. L'objectif initial : protéger les quartiers historiques menacés par les opérations de rénovation urbaine de l'après-guerre. Le premier secteur sauvegardé est créé à Sarlat (Dordogne)
- 1982 : une loi complémentaire renforce les aides aux propriétaires de biens en secteur sauvegardé
- 2003 : réforme orientée vers la réhabilitation des centres-villes en tension, avec un élargissement des zones éligibles
- 2009 : réforme majeure. Le mécanisme passe d'une déduction des revenus fonciers à une réduction d'impôt sur le revenu. Ce changement modifie profondément la logique du dispositif : la réduction bénéficie à tous les contribuables éligibles, indépendamment de leurs revenus fonciers
- 2013 : la réduction Malraux est exclue du plafonnement global des niches fiscales
- 2014 : la loi MAPTAM introduit de nouvelles dispositions relatives à la gouvernance territoriale du patrimoine
- 2016 : la loi LCAP (n° 2016-925 du 7 juillet 2016) crée les Sites Patrimoniaux Remarquables (SPR), qui remplacent les secteurs sauvegardés, ZPPAUP et AVAP. Le plafond de dépenses est consolidé à 400 000 € sur quatre ans avec possibilité de report
- 2026 : le dispositif reste en vigueur, sans date d'extinction programmée. La loi de finances 2026 n'a pas modifié les paramètres du dispositif Malraux (taux, plafonds, conditions). En revanche, elle a modifié le barème des plus-values immobilières (exonération d'IR ramenée de 22 à 17 ans), ce qui impacte la fiscalité de sortie des biens Malraux
Ce qu'il faut retenir
La loi Malraux se distingue des autres dispositifs de défiscalisation immobilière par cinq caractéristiques clés :
- Une réduction d'impôt de 22% ou 30% du montant des travaux, selon la zone
- Un plafond de 400 000 € de travaux sur quatre ans, soit une économie maximale de 120 000 €
- Un déplafonnement total vis-à-vis des niches fiscales depuis 2013
- Des conditions de location strictes (9 ans, nue, résidence principale) mais sans plafond de loyer
- Une obligation de restauration complète sous le contrôle de l'ABF, gage de qualité patrimoniale
Le dispositif s'adresse aux contribuables dont le TMI est compris entre 30% et 45%, disposant d'une capacité d'investissement de 150 000 à 600 000 € et souhaitant conjuguer optimisation fiscale et constitution d'un patrimoine immobilier de qualité en centre historique.
FAQ
La loi Malraux est-elle soumise au plafonnement des niches fiscales ?
La loi Malraux n'est pas soumise au plafonnement des niches fiscales de 10 000 € par an. Depuis le 1er janvier 2013, la réduction d'impôt Malraux est intégralement exclue de ce plafond (article 200-0 A du CGI). Elle se cumule donc avec d'autres avantages fiscaux soumis au plafonnement, sans amputer le plafond disponible.
Peut-on louer un bien en loi Malraux à un membre de sa famille ?
La location d'un bien en loi Malraux à un membre de la famille est interdite. Le locataire ne peut être un membre du foyer fiscal, un ascendant ou un descendant du propriétaire. En cas d'investissement via une SCI non soumise à l'impôt sur les sociétés, cette exclusion s'étend aux associés et aux membres du foyer fiscal, ascendants et descendants de chaque associé.
Comment investir en loi Malraux via une SCI ?
L'investissement en loi Malraux via une SCI est possible à condition que la société soit soumise à l'impôt sur le revenu (régime des articles 8 à 8 ter du CGI). La réduction d'impôt est alors répartie entre les associés au prorata de leurs droits dans la société. Chaque associé doit conserver ses parts jusqu'au terme de l'engagement de location de 9 ans. Pour les modalités de constitution, consulter le guide sur la création d'une SCI.
Quel est le traitement de la plus-value à la revente d'un bien Malraux ?
La plus-value à la revente d'un bien Malraux relève du régime des plus-values immobilières des particuliers. Point important : les dépenses de travaux ayant ouvert droit à la réduction d'impôt ne sont pas intégrées dans le prix de revient du bien. Seul le prix d'acquisition du foncier est retenu pour le calcul de la plus-value. L'exonération d'impôt sur le revenu intervient après 17 ans de détention (barème applicable depuis la loi de finances 2026), l'exonération de prélèvements sociaux après 30 ans.
La loi Malraux est-elle compatible avec le démembrement de propriété ?
La loi Malraux n'est pas compatible avec le démembrement de propriété. La réduction d'impôt est réservée aux titulaires de la pleine propriété du bien. Un usufruitier ou un nu-propriétaire ne peut en bénéficier. Seule exception : le démembrement consécutif au décès d'un conjoint lorsque les époux étaient soumis à imposition commune. Pour approfondir les mécanismes de démembrement, se référer au guide sur l'usufruit et la nue-propriété.
Quels documents fournir à l'administration fiscale pour la loi Malraux ?
Les dépenses éligibles à la loi Malraux se déclarent sur le formulaire 2044 SPE (revenus fonciers — régime spécial), reporté sur la déclaration 2042 C. Les documents à joindre comprennent :
- La déclaration d'utilité publique du programme de restauration (sauf si PSMV approuvé)
- L'autorisation d'urbanisme assortie de l'avis de l'ABF
- Les factures des entreprises ou le contrat de VIR, mentionnant l'adresse du bien, la nature et le montant des travaux
- La déclaration d'achèvement des travaux et l'accusé de réception de la mairie
- Le bail, à joindre l'année de sa signature
La loi Malraux peut-elle se cumuler avec d'autres dispositifs fiscaux ?
Le cumul de la loi Malraux avec d'autres dispositifs fiscaux est possible sous conditions. Sur le même bien, la réduction Malraux se cumule avec le déficit foncier (les charges non couvertes par la réduction restent déductibles des revenus fonciers) et les subventions de l'ANAH. En revanche, elle est incompatible sur le même bien avec le dispositif Girardin ou les réductions pour investissements outre-mer. Sur des biens distincts, aucune restriction de cumul ne s'applique.
Quelle est la différence entre un SPR avec PSMV et un SPR avec PVAP ?
La différence entre un SPR avec PSMV et un SPR avec PVAP porte sur le niveau de protection et le taux de réduction d'impôt. Le PSMV (plan de sauvegarde et de mise en valeur) impose des contraintes architecturales plus strictes et ouvre droit au taux de 30%. Le PVAP (plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine) offre un encadrement plus souple et donne accès au taux de 22%. Le PSMV concerne les secteurs historiques les plus sensibles (centres anciens de Bordeaux, Lyon, Avignon), tandis que le PVAP couvre des périmètres patrimoniaux plus étendus.
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